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Petit guide d’installation d’Archlinux avec GNOME / Plasma / Xfce / Mate-Desktop / Cinnamon / LXQt

Dans ce petit guide, je vais détailler l’installation d’Archlinux avec GNOME, Plasma, Xfce, Mate-Desktop, Cinnamon et LXQt. L’installation terminée proposera un environnement suffisamment étoffé pour être utilisable.

Pour des raisons pratiques, je n’aborde nullement l’ajout de matériel comme les imprimantes, les scanners, ou encore les webcams. Je vous renvoie aux wikis anglophone https://wiki.archlinux.org/ et francophone http://wiki.archlinux.fr/Accueil pour ce genre de manipulations.

NOTE : Ce tutoriel est volontairement simplifié. Il va vous permettre de voir comment installer une ArchLinux en solo. Ensuite, s’il y a des spécificités liées à votre matériel, c’est au cas par cas qu’il faut regarder et compulser frénétiquement les wikis ci-dessus. Si vous voulez installer une Archlinux en parallèle d’une installation de MS-Windows, c’est en dehors du cadre de ce document.

Merci à Ewolnux, Xarkam, Frédéric Sierra, Ludovic Riand, Vincent Manillier, Thomas Pawlowski, Igor Milhit, André Ray, Nicolas, Charles Monzat, SuperMario S, Angristan, Simon B, r33int, Mozzi, Kevin Dubrulle, Christophe Leloup, Nornort et Quentin Bihet pour leurs conseils et remarques. Et merci surtout à Frédéric Béziès pour avoir rédigé les premières versions de ce document, proposé sous licence CC-BY-SA 4.0.

I) Installons notre base

Installer une Archlinux, c’est comme construire une maison. On commence par les fondations, et on rajoute les murs et le reste par la suite. L’image ISO utilisée est la archlinux-2025.12.01-x86_64.iso, mise en ligne début décembre 2025.

La machine virtuelle est une machine virtuelle à laquelle j’ai rajouté un disque virtuel de 50 Go. Des points spécifiques concernant l’utilisation dans VirtualBox et VMWare sont indiqués.

Note : Désormais, par souci de clarté, seule l'installation en UEFI sera traitée dans cette nouvelle version du tutoriel. Si vous installez Arch Linux dans une machine virtuelle, pensez donc bien à l'activer dans ses paramètres. Si vous ne disposez cependant pas d'UEFI, je vous invite à lire les instructions de partitionnements et d'installation du chargeur d'amorçage dans l'annexe dédiée.

Voici donc l’écran qui nous permet de démarrer en mode UEFI :

Démarrage en mode UEFI

Démarrage en mode UEFI

La première chose à faire, c’est d’avoir le clavier français :

loadkeys fr

On s'occupe de vérifier que la connexion Internet est fonctionnelle :

ping -c 5 archlinux.org

Note : si vous souhaitez utiliser une connexion WiFi, un serveur proxy ou SSH (particulièrement utile voire recommandé pour éviter certaines recopies pénibles lors de la première partie de ce tutoriel) pour réaliser l'installation, je vous invite à lire l'annexe didée à la configuration du réseau.

Si tout est fonctionnel, nous pouvons passer au partitionnement. Pour plus de sécurité, je vous propose désormais une installation chiffrée avec LUKS.

Pour le partitionnement, si vous avez peur de faire des bêtises, il est plus prudent de passer par un LiveCD comme gParted disponible à l’adresse suivante : http://gparted.org/download.php

Il faut se souvenir qu’il faut obligatoirement une table de partition GPT en cas d’installation en mode UEFI. Si vous n’êtes pas passé par gParted, il faut utiliser l’outil cgdisk. Avant cela, pour savoir quel est le disque que vous devez partitionner, vous pouvez utiliser la commande fdisk -l.

Référence Point de montage Taille Système de fichiers
/dev/sda1 /boot/efi 128 Mo fat32
/dev/sda2 /boot 2 Go btrfs
/dev/sda3 Taille de la mémoire vive ou plus – à partir de 8 Go de mémoire vive, 4 Go sont conseillés swap
/dev/sda4 / et /home Le reste du disque (qui sera chiffré et divisé en deux sous-volumes BTRFS) btrfs

Note : pour la partition /boot/efi, il faut qu’elle soit étiquetée en EF00 à sa création. Pour le swap, c’est la référence 8200 ; pour la partition boot, conserver 8300 ; pour la partition principale (chiffrée), sélectionner 8309.

cgdisk en action pour un partitionnement avec un UEFI

cgdisk en action pour un partitionnement avec un UEFI

Le partitionnement à appliquer ? C’est le suivant :

mkfs.fat -F32 /dev/sda1
mkfs.btrfs /dev/sda2

Pour créer la partition chiffrée en BTRFS :

cryptsetup -v luksFormat /dev/sda4
cryptsetup open /dev/sda4 root
mkfs.btrfs /dev/mapper/root

Sans oublier la partition de swap :

mkswap /dev/sda3
swapon /dev/sda3

Pour créer les sous-volumes BTRFS:

mount /dev/mapper/root /mnt
btrfs subvolume create /mnt/@ /mnt/@home
umount /mnt

Et pour les points de montage :

# Pour /
mount -o compress=zstd,subvol=@ /dev/mapper/root /mnt

# Pour /boot et /home
mkdir /mnt/{boot,home}
mount -o compress=zstd,subvol=@home /dev/mapper/root /mnt/home
mount /dev/sda2 /mnt/boot

# Pour /boot/efi
mkdir /mnt/boot/efi
mount /dev/sda1 /mnt/boot/efi

Note : L'option -o compress=zstd permet de compresser les partitions BTRFS avec l'algorithme zstd, ce qui permet de gagner en espace disque mais aussi en durée de vie, particulièrement pour les SSD.

On peut passer à l’installation de la base.

Après avoir procédé au partitionnement et à l’attribution des partitions, on peut attaquer les choses sérieuses, à savoir récupérer la base de notre installation. Après avoir procédé au partitionnement et à l’attribution des partitions, on peut attaquer les choses sérieuses, à savoir récupérer la base de notre installation. Mais avant toute chose, choisissons le miroir le plus rapide.

Avec l'outil Reflector, nous allons générer une liste des miroirs de téléchargement des paquets, en fonction de votre localisation. J'utilise personnellement ces paramètres :

reflector -c FR,GB -p https -a 12 --sort rate --save /etc/pacman.d/mirrorlist

Autrement dit, nous allons utiliser uniquement des miroirs français et britanniques (paramètres que vous pouvez changer en fonction de votre emplacement), utilisant le protocole https et mis à jour dans les 12 dernières heures. Nous les classons dans le même temps par rapidité et les enregistrons dans le fichier /etc/pacman.d/mirrorlist.

On passe à l’installation de la base. La deuxième ligne rajoute certains outils bien pratiques à avoir dès le départ. On peut ensuite s’attaquer à l’installation proprement dite.

pacstrap /mnt base linux linux-{headers,firmware} base-devel pacman-contrib man-{db,pages,pages-fr} texinfo btrfs-progs
pacstrap /mnt zip unzip 7zip nano mc alsa-utils mtools dosfstools lsb-release exfatprogs bash-completion usbutils

Si on veut utiliser un noyau linux long terme, il faut remplacer sur la première ligne pacstrap le paquet linux par linux-lts et linux-headers par linux-lts-headers.

Note : exfatprogs, remplaçant exfat-utils, est utile pour la prise en charge des cartes SD de grande capacité. De plus, le support de NTFS est aujourd'hui inclus dans le noyau, ne nécessitant ainsi plus l'installation de ntfs-3g. Merci à Ada pour la précision.

Vous pouvez également remplacer nano par vim si vous préférez ce dernier.

Si vous êtes sur un pc portable, l’ajout de tlp est conseillé pour améliorer l’autonomie de la batterie. Plus d’info sur cette page : https://wiki.archlinux.org/index.php/TLP

Si vous désirez rajouter le support des microcodes pour votre processeur, il vous suffira de rajouter soit le paquet amd-ucode (pour AMD) ou intel-ucode (pour Intel). Grub détectera leur présence automatiquement.

Maintenant que les outils de base sont installés, il faut générer le fichier /etc/fstab qui liste les partitions présentes.

genfstab -U /mnt >> /mnt/etc/fstab

On passe aux réglages de l’OS qu’on vient d’installer. Il faut donc y entrer. On utilise la commande suivante :

arch-chroot /mnt

Avant d’aller plus loin, voici quelques infos pratiques. Cela concerne les pays francophones comme la France, la Belgique, la Suisse, le Luxembourg ou encore le Canada francophone.

Nous allons par la suite créer des fichiers qui demanderont des valeurs précises. Les voici résumées ici :

Pays Locale (LANG) Clavier (KEYMAP)
Belgique fr_BE.UTF-8 be-latin1
Canada fr_CA.UTF-8 cf
France fr_FR.UTF-8 fr-latin9
Luxembourg fr_LU.UTF-8 fr-latin9
Suisse fr_CH.UTF-8 fr_CH-latin1

Pour avoir le bon clavier en mode texte, créez le fichier /etc/vconsole.conf. Il suffira de l’adapter si le besoin s’en fait sentir.

KEYMAP=fr-latin9
FONT=eurlatgr

Pour avoir la localisation française, le fichier /etc/locale.conf doit contenir la bonne valeur pour LANG. Pour une personne en France métropolitaine :

LANG=fr_FR.UTF-8
LC_COLLATE=C

Note : La deuxième ligne est nécessaire si on apprécie d’avoir le tri par la « casse » (majuscule puis minuscule) activé. Merci à Igor Milhit pour la remarque !

Il faut vérifier que la ligne fr_FR.UTF-8 UTF-8 dans le fichier /etc/locale.gen n’a pas de # devant elle. Ainsi que la ligne en_US.UTF-8 UTF-8. Évidemment, la valeur fr_FR.UTF-8 doit être modifiée si besoin est. On va maintenant générer les traductions :

locale-gen

On peut spécifier la locale pour la session courante, à modifier en fonction de votre pays :

export LANG=fr_FR.UTF-8

Le nom de la machine ? Il est contenu dans le fichier /etc/hostname. Il suffit de taper le nom sur la première ligne. Par exemple : chen-archlinux. À remplacer par le nom de la machine bien entendu.

Le fuseau horaire ? Une seule étape. Prenons le cas d’une installation avec le fuseau horaire de Paris. Tout dépend de votre lieu de résidence. On commence par créer un lien symbolique :

ln -sf /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime

Ensuite, deux cas se présentent. Soit on a une machine en mono-démarrage sur Archlinux, et on peut demander à ce que l’heure appliquée soit UTC, soit un double démarrage avec MS-Windows. Restons dans ce premier cas.

hwclock --systohc --utc

Sinon, on ne touche à rien. MS-Windows est un goujat dans ce domaine.

Passons à l'étape suivante. Étant donné que nous utilisons LUKS pour le chiffrement, les paramètres de l'image noyau doivent être modifiés. Dans le fichier /etc/mkinitcpio.conf, modifier la ligne HOOKS=... pour qu'elle ressemble à ceci :

HOOKS=(base systemd autodetect microcode modconf kms keyboard sd-vconsole block sd-encrypt filesystems fsck)

L'image noyau doit donc être régénérée ensuite :

mkinitcpio -p linux # ou linux-lts/hardened/zen le cas échéant

L'image noyau est régénérée après en avoir modifié les paramètres

L'image noyau est régénérée après en avoir modifié les paramètres

Au tour du chargeur de démarrage. J’utilise Grub2 qui s’occupe de tout et récupère les paquets qui vont bien. Le paquet os-prober est indispensable pour un double démarrage.

La deuxième ligne permet de vérifier un point de montage et de l’activer au besoin. La troisième installe Grub. Merci à Kevin Dubrulle pour l’ajout.

pacman -Syy grub os-prober efibootmgr
mount | grep efivars &> /dev/null || mount -t efivarfs efivarfs /sys/firmware/efi/efivars
grub-install --target=x86_64-efi --efi-directory=/boot/efi --bootloader-id=arch_grub --recheck

De plus, pour éviter tout problème de démarrage par la suite, spécialement dans VirtualBox, il est conseillé de rajouter les commandes suivantes :

mkdir -p /boot/efi/EFI/boot
cp /boot/efi/EFI/arch_grub/grubx64.efi /boot/efi/EFI/boot/bootx64.efi

Tout comme pour l'image noyau, la configuration du bootloader doit être modifiée pour prendre en charge le chiffrement. Dans /etc/default/grub, ajouter les paramètres suivants à la ligne GRUB_CMDLINE_LINUX_DEFAULT=:

rd.luks.name=UUID-partition=root root=/dev/mapper/root

où UUID-partition doit être remplacé par l'UUID de la partition chiffrée. Par exemple :

rd.luks.name=78e8a9ce-4022-440c-9ece-8ff9b9309000=root root=/dev/mapper/root

Note : On peut obtenir cet UUID avec la commande lsblk -f (attention à sélectionner le bon): L'UUID de la partition LUKS obtenu avec lsblk -f

L'UUID de la partition LUKS obtenu avec lsblk -f

On peut enfin générer la configuration de grub.

grub-mkconfig -o /boot/grub/grub.cfg

Note 2 : Simon B m'a fait remarqué qu'en cas de double démarrage avec une autre distribution GNU/Linux déjà installée, il n'est pas indispensable d'installer de bootloader sous Archlinux. Il suffit de faire une commande comme update-grub dans la distribution installée en parallèle d'Archlinux.

Bien entendu, aucune erreur ne doit apparaître. On donne un mot de passe au compte root :

passwd

Pour le réseau, installer et activer NetworkManager est une bonne idée. Vous pouvez l'installer comme ceci :

pacman -S networkmanager
systemctl enable NetworkManager

Si vous voulez utiliser le bluetooth :

pacman -S bluez
systemctl enable bluetooth

NOTE 1 : si vous n’utilisez pas NetworkManager, je vous renvoie à cette page du wiki anglophone d'Archlinux, qui vous aidera dans cette tâche : https://wiki.archlinux.org/index.php/Netctl. Il vous faut alors installer le paquet netctl.

NOTE 2 : netctl et networkmanager rentrent en conflit et ne doivent pas être utilisé en même temps. Une règle simple : un seul gestionnaire de connexion réseau à la fois !

NOTE 3 : si vous voulez utiliser des réseaux wifi directement avec NetworkManager et son applet, le paquet gnome-keyring est indispensable. Merci à Vincent Manillier pour l’info.

Si vous voulez utiliser un outil comme Wine ou Steam (qui est nécessitent des librairies 32 bits), il faut décommenter (enlever les #) des lignes suivantes dans /etc/pacman.conf :

#[multilib]
#Include = /etc/pacman.d/mirrorlist

NOTE 4 (d'après une suggestion de Lomig) : Toujours dans le pacman.conf, vous pouvez décommenter ou rajouter ces options dans la partie "#Misc options" pour rendre Pacman plus sympathique :

Color
CheckSpace
VerbosePkgLists
ParallelDownloads = 5
ILoveCandy

On peut maintenant quitter tout, démonter proprement les partitions et redémarrer. C’est un peu plus délicat qu’auparavant. Au moins, on voit les étapes à suivre.

exit
umount -R /mnt
reboot

Voilà, on peut redémarrer. Il faut éjecter le support d’installation pour éviter des problèmes au démarrage suivant. On va passer à la suite, largement moins ennuyeuse !

II) Commençons l'installation de l'environnement graphique !

Nous attaquons donc la partie la plus intéressante, l’installation de l’environnement graphique. Il y a des étapes communes à tous les environnements.

Une fois le système démarré, on se connecte en root. Étant donné que j’ai installé NetworkManager à l’étape précédente, le réseau fonctionne directement.

Les outils en place, on lance alsamixer avec la commande du même nom, pour configurer le niveau sonore :

alsamixer en action

alsamixer en action

Une fois l’ensemble configuré, pour le conserver tel quel, il suffit d’entrer :

alsactl store

Nous sommes dans le multimédia ? Restons-y.

On va installer l’ensemble des greffons gstreamer qui nous donneront accès aux fichiers multimédias une fois l'environnement de bureau lancé. Il faudra remplacer pacman -S par sudo pacman -S quand vous utiliserez votre compte utilisateur « normal » plus tard.

Merci à Adrien de Linuxtricks pour m’avoir aidé à réduire la longueur de la ligne de commande :)

pacman -S gst-plugins-{base,good,bad,ugly} gst-libav

gst-libav ? Il prend en charge tout ce qui est x264 et apparenté.

Passons maintenant à l’installation de Xorg :

Note : il n’y a pas d’espace entre le – et le { vers la fin de la commande suivante.

pacman -S xorg-{server,xinit,apps} xdg-user-dirs

Note : pour le pavé tactile de certains ordinateurs portables, il peut être nécessaire de rajouter le paquet xf86-input-synaptics.

Il faut ensuite choisir le pilote pour le circuit vidéo. Voici les principaux pilotes, sachant que le paquet xf86-video-vesa englobe une énorme partie des circuits graphiques, dont ceux non listés dans le tableau un peu plus loin. En cas de doute : https://wiki.archlinux.org/index.php/Xorg#Driver_installation

Pour Nvidia, c’est un casse-tête au niveau des pilotes propriétaires. Le plus simple est de se référer au wiki d'Archlinux : https://wiki.archlinux.org/index.php/NVIDIA. Et si vous avez la technologie Optimus : https://wiki.archlinux.org/index.php/NVIDIA_Optimus

Note : Il est recommandé dans la plupart des cas de n'installer aucun pilote pour les cartes graphiques Intel : cf. https://wiki.archlinux.org/index.php/Intel_graphics#Installation

Circuits graphiques Pilotes libres Pilotes non libres (si existant)
AMD xf86-video-ati
xf86-video-amdgpu AMDGPU-PRO (cf. le wiki d'Arch Linux)
Intel ⚠ xf86-video-intel
Nvidia xf86-video-nouveau Nvidia (cf. le wiki d'Arch Linux) pour la version à installer en fonction de la carte graphique
VMWare / VirtualBox Aucun pilote particulier
Universel xf86-video-vesa

Si vous faites une installation dans VirtualBox, il faut deux paquets : les additions invités, et les modules noyaux nécessaires à leur fonctionnement.

Ce qui donne :

pacman -S virtualbox-guest-utils

La prise en charge des modules noyau se fait avec la commande systemctl suivante :

systemctl enable --now vboxservice

Dans le cas où vous utilisez VMWare, vous devez installer aussi les VMWare Tools :

pacman -S open-vm-tools

De la même façon, vous devez activer les services adéquats :

systemctl enable --now {vmtoolsd,vmware-vmblock-fuse}.service

Note : L'installation du pilote xf86-video-vmware dans le cas de machines virtuelles n'est désormais plus recommandée, le paquet ayant été retiré des dépôts officiels par ailleurs. Merci à Frédéric Béziès pour avoir noté ce changement !

Note : si vous installez un jour VirtualBox sur une machine réelle je vous renvoie à cette page du wiki francophone : https://wiki.archlinux.fr/VirtualBox

Note : pour installer VMWare sur une machine réelle cette page du wiki anglophone est très utile : https://wiki.archlinux.org/index.php/VMware

On passe ensuite à l’installation des polices. Voici la ligne de commande pour les principales. Le paquet freetype2 apportant quelques améliorations. Merci à Angristan pour la suggestion. Les polices noto servent, quant à elles, à supporter la majorité des caractères Unicode (émojis, caractères asiatiques, symoboles mathématiques...).

pacman -S ttf-{bitstream-vera,liberation,dejavu} gnu-free-fonts freetype2 noto-fonts{,-cjk,-emoji}

Note : pour les polices Microsoft, le paquet ttf-ms-fonts, elles sont sur le dépôt AUR, donc il faut utiliser un enrobeur comme yay pour les récupérer et les installer. De plus, pour la compatibilité avec les documents de versions de Microsoft Office plus récentes, vous pouvez ajouter ttf-carlito et ttf-caladea (disponibles dans les dépôts d'Arch Linux).

On va rajouter quelques outils, histoire de ne pas voir un environnement vide au premier démarrage.

On installe le service d'impression CUPS et le maximum de pilotes pour l'imprimante. python-pyqt5 est une dépendance pour l'interface de configuration d'hplip (qui n'est utile que pour une imprimante HP ou Brother récente). Pour être tranquille avec son imprimante :

pacman -S cups hplip python-pyqt5 foomatic-db{,-ppds,-gutenprint-ppds,-nonfree,-nonfree-ppds} gutenprint

Nous allons maintenant installer plusieurs logiciels utiles au quotidien : Firefox pour le navigateur web (avec l'indispensable bloqueur de publicités), Thunderbird pour la gestion des mails, LibreOffice pour la suite bureautique (avec le correcteur orthographique Hunspell) et GIMP pour la retouche photo :

pacman -S firefox-{i18n-fr,ublock-origin} thunderbird-i18n-fr  libreoffice-fresh-fr hunspell-{en_us,fr} gimp gimp-help-fr

De nombreux autres logiciels sont bien sûr également disponibles dans les dépôts d'ArchLinux.

Ensuite, on crée un utilisateur classique avec les commandes suivantes :

useradd -m -g wheel -c 'Nom complet de l’utilisateur' -s /bin/bash nom-de-l’utilisateur
passwd nom-de-l’utilisateur

Avant de finir, on va configurer sudo en utilisant visudo qui modifie /etc/sudoers. En effet, il nous suffit de modifier une ligne pour que l’on puisse accéder en tant qu’utilisateur classique aux droits complets sur la machine de manière temporaire.

Pensez à préciser l'éditeur que vous voulez utiliser en exécutant la commande. Par exemple :

EDITOR="nano" visudo

Il faut aller, en utilisant la flèche du bas jusqu’à la ligne :

#Uncomment to allow members of group wheel to execute any command

Et enlever le # sur la ligne qui suit.

Petit bonus : installer Yay pour compléter Pacman.

Pour rappel, Yay est un enrobeur de pacman, qui permet de profiter de toutes les fonctionnalités de celui-ci tout en simplifiant la gestion des loigiciels en provenance du dépôt AUR.

Note : actions à effectuer en tant qu'utilisateur classique

L'installation en utilisateur simple ?

sudo pacman -S git
git clone https://aur.archlinux.org/yay
cd yay
makepkg -sri

Pour être certain d’avoir le bon clavier au démarrage de GDM, de SDDM ou de LightDM (selon votre environnement de bureau), voici une petite commande à lancer (en modifiant le clavier selon les besoins) :

sudo localectl set-x11-keymap fr

Les valeurs étant à adapter en fonction de la locale et du clavier, bien entendu.

Étant donné que systemd est utilisé, voici la liste des services à activer (avec une explication rapide), qui sera la même pour chacun des environnements proposés :

sudo -i
systemctl enable avahi-{daemon,dnsconfd} → *dépendances de Cups*
systemctl enable cups → *cups pour les imprimantes*
timedatectl set-ntp true → *pour synchroniser l’heure en réseau.*
systemctl enable systemd-oomd → *tue automatiquement les processus trop gourmands*
systemctl enable fstrim.timer → *optimisations pour les SSD (inutile sur les HDD)*
exit

III) Installons l'environnement de bureau

Note : à partir de maintenant, nous sommes connectés en tant qu’utilisateur classique.

a) Installons GNOME

Note : commandes à entrer en tant qu’utilisateur classique. Vous pouvez utiliser un enrobeur de pacman comme yay par exemple.

On commence par installer les paquets de GNOME. Gnome Logiciels (alias gnome-software) est désormais installé avec le méta-paquet gnome. unoconv sert à disposer des aperçus des documents dans GNOME Documents.

sudo pacman -S gnome gnome-{circle,extra} system-config-printer shotwell rhythmbox unoconv

Si vous voulez ajouter le support du MTP (appareils sous Android par exemple), installez en plus le paquet mtpfs. L’installation de Gnome est maintenant terminée.

Ensuite, on lance GDM :

sudo systemctl start gdm.service

Si tout se passe bien : on l'active au démarrage.

sudo systemctl enable gdm.service

Il faut penser à vérifier que le clavier est correctement configuré. Ce qui se fait dans menu système unifié, paramètres.

Pour finir une capture d’écran du mode « Gnome Shell ».

Gnome Shell 49.2

Gnome Shell 49.2

b) Installons KDE Plasma

Note : commandes à entrer en tant qu’utilisateur classique. Vous pouvez utiliser un enrobeur de pacman comme yay par exemple.

La libappindicator permet de mieux supporter les notifications des applications GTK+. Pensez à sélectionner le paquet tesseract-data-fra (pour l'OCR en langue française, utilisé par l'application skanpage) si un tel choix vous est proposé.

Note : si vous ne voulez pas installer toutes les applications du groupe kde-applications, sachez qu'il existe également des plus petits groupes regroupant les applications KDE par catégories : kde-accessibility, kde-multimedia... Vous pouvez en trouver la liste ici.

L’installation se déroule ainsi :

sudo pacman -S plasma kde-applications digikam libappindicator

On lance ensuite sddm :

sudo systemctl start sddm

Si tout se passe bien, on peut utiliser pour l'activer:

sudo systemctl enable sddm

Illustration 14: Plasma 6.1.4

Illustration 14: Plasma 6.1.4

c) Installons Xfce ou Cinnamon

Par souci de simplicité, j'ai décidé de regrouper dans un même pargraphe ces 2 environnements dont le processus d'installation est assez proche.

Note : Le développement de Mate semblant fortement ralenti ces derniers temps, j'ai choisi de me concentrer sur Xfce qui y ressemble aujourd'hui et est plus activement développé.

Note : commandes à entrer en tant qu’utilisateur classique. Vous pouvez utiliser un enrobeur de pacman comme yay par exemple.

Note 2 : si vous avez besoin de gérer des périphériques utilisant MTP (tablettes sous android par exemple), il vous faut rajouter les deux paquets gvfs-mtp et mtpfs. Si vous voulez la totalité des greffons gvfs (merci à SuperMarioS pour la ligne de commande) :

sudo pacman -S gvfs-{afc,dnssd,goa,google,gphoto2,mtp,nfs,onedrive,smb,wsdd}

La première ligne ici est propre à l'environnement que vous voulez installer.

Pour installer Xfce, il faut entrer :

sudo pacman -S xfce4 xfce4-goodies gvfs xarchiver ffmpegthumbnailer pavucontrol pulseaudio-{alsa,bluetooth} network-manager-applet

Et pour Cinnamon :

sudo pacman -S cinnamon cinnamon-translations gnome-{terminal,screenshot} nemo-fileroller eog xed celluloid blueman

Complétons l'installation de ces 3 environnements par divers logiciels types et utilitaires communs aux deux environnements :

sudo pacman -S xreader galculator quodlibet python-pyinotify shotwell lightdm-gtk-greeter system-config-printer simple-scan **→ (pour installer le support des imprimantes et des scanners)**

Si vous voulez personnaliser votre lightdm :

sudo pacman -S lightdm-gtk-greeter-settings

Pour lancer l'environnement, il faut entrer dans un premier temps :

sudo systemctl start lightdm

Et si tout se passe bien, on peut utiliser :

sudo systemctl enable lightdm

Xfce 4.20 en action.

Xfce 4.20 en action.

Cinnamon 6.6.2

Cinnamon 6.6.2

d) Installons LXQt

Dans cette nouvelle version du tutoriel, j'ai décidé de ne garder que l'environnement LXQt, qui supplante progressivement LXDE.

Note : commandes à entrer en tant qu’utilisateur classique. Ici, pour installer le lecteur PDF qpdfview et l'appliquette de NetworkManager nm-tray, utiliser Yay (ou tout autre enrobeur de Pacman) est nécessaire.

Note 2 : Si vous avez besoin de gérer des périphériques utilisant MTP (tablettes sous android par exemple), il vous faut rajouter les deux paquets gvfs-mtp et mtpfs. Si vous voulez la totalité des greffons gvfs (merci à SuperMarioS pour la ligne de commande) :

yay gvfs-{afc,dnssd,goa,google,gphoto2,mtp,nfs,onedrive,smb,wsdd}

Comme pour l’installation de Xfce ou encore de Cinnamon, j’ai pris quelques logiciels types. Libre à vous de remplacer VLC par Mozilla SMplayer par exemple.

Xterm est installé, car il est indispensable pour faire fonctionner l’appliquette de gestion du niveau du son.

Pour installer LXQt :

yay -S lxqt breeze-icons sddm vlc qmmp xscreensaver libstatgrab lm_sensors pulseaudio-alsa featherpad qpdfview nm-tray system-config-printer skanlite **→ (pour installer le support des imprimantes et des scanners)**

Pour lancer LXQt, il faut entrer dans un premier temps :

sudo systemctl start sddm

Si tout se passe bien, on peut utiliser :

sudo systemctl enable sddm

LXQt 2.0.0

LXQt 2.0.0

Voila, le guide est maintenant fini. Cependant, je n’ai pas abordé l’installation d’un pare-feu. C’est quelque chose de plus technique.

J’ai surtout voulu faire un guide rapide, histoire de montrer qu’en une petite heure on pouvait avoir un environnement installé et assez complet pour le fignoler par la suite.

Bonne découverte !